dimanche 5 avril 2026 - 17:09
Prière du vendredi à Qom : L’Ayatollah Arafi dénonce les sept erreurs de calcul ennemies et liste les revendications iraniennes

Hawzah/ L’Ayatollah Arafi a dressé un bilan des échecs des adversaires de l’Iran et a redéfini la posture stratégique du pays, passant de la défensive à une approche proactive, tout en rappelant l’importance des fondements spirituels et religieux de la nation.

Qom (A.P.Hawzah) – Lors du sermon de la prière du vendredi du 3 avril 2026 à Qom, prononcé devant une foule nombreuse au sein du Mosalla de la ville, l’Ayatollah Alireza Arafi a déclaré que la nation iranienne avait une nouvelle fois démontré que les modèles analytiques de ses ennemis étaient fondamentalement erronés.

Il a affirmé que «l’ennemi s’est trompé sur sept plans».

Première erreur de calcul : l’ennemi pensait que l’Iran, sous pression économique, reculerait ou perdrait sa capacité de décision stratégique. Selon lui, «le peuple iranien est apparu sur la scène avec une lucidité et un courage exceptionnels».

Deuxième erreur de calcul : les États-Unis et leurs alliés estimaient qu’une frappe soudaine et dévastatrice entraînerait l’effondrement du système politique iranien. «Ils ont mobilisé leurs agents et assassiné des commandants clés, mais ils se sont trompés. Le système s’appuie sur la foi du peuple. La direction s’est immédiatement consolidée et les institutions ont été renforcées.»

Troisième erreur de calcul : l’ennemi supposait que l’Iran resterait strictement défensif. «Notre doctrine a évolué de la patience stratégique vers l’offensive stratégique. Après plus de quatre décennies de coups reçus de leurs mandataires, cette période est révolue. Notre défense est désormais proactive, régionale et, si nécessaire, extrarégionale.»

Quatrième erreur de calcul : Washington croyait que ses armes avancées, notamment le F‑35, lui garantiraient la victoire. «Ils ont oublié le détroit d’Hormuz et la puissance asymétrique de l’Iran. Les positions clés de la région sont aujourd’hui entre les mains de la Résistance.»

Cinquième erreur de calcul : l’ennemi considérait que l’Axe de la Résistance avait été affaibli après deux années de pressions. «Netanyahu et Trump ont mal évalué la situation. La Résistance s’est reconstruite ; le Liban, l’Irak, le Yémen et d’autres fronts se sont relevés dans une réaction en chaîne.»

Sixième erreur de calcul : ils misaient sur un soutien total de l’OTAN et de la communauté internationale. «En réalité, une grande partie du monde – y compris de nombreuses opinions publiques occidentales – soutient, ouvertement ou silencieusement, la position de l’Iran face aux puissances arrogantes.»

Septième erreur de calcul : l’ennemi avait prévu des troubles internes. «Ces projets ont échoué grâce à la sécurité intérieure, à la mobilisation du Bassidj et à la vigilance du peuple iranien.»

L’Ayatollah Arafi a ensuite présenté les principales exigences de l’Iran :

  • poursuite de la défense et refus de toute capitulation,

  • mobilisation massive dans les rues et les lieux de prière,

  • vengeance décisive pour le sang des commandants assassinés,

  • action ferme contre les agents hostiles à l’intérieur et à l’extérieur,

  • résistance sans compromis face aux États-Unis.

Il a ajouté : «À Trump et Netanyahu, nous déclarons : nous ne retournons pas à l’âge de pierre. Nous avançons vers une ère de grandes victoires. Vous, en revanche, avez régressé vers la loi de la jungle. Cette nation reste unie et son cri est ‘À bas l’humiliation !’»

Il a également appelé les pays de la région à prendre leurs distances avec Washington et exhorté l’Axe de la Résistance à intensifier ses opérations.

Selon lui, «la nation entière proclame ‘Labbaik Ya Hussain’, et aujourd’hui : ‘Labbaik Ya Khamenei’.»

Dans une autre partie de son sermon, l’Ayatollah Arafi a déclaré que l’Iran se trouve à un moment historique crucial et que le système de jihad et de défense islamiques repose sur dix principes. Il a ensuite détaillé trois piliers qu’il estime visibles dans le comportement actuel du peuple iranien :

1. Préparation militaire complète

Il a souligné que tout système défensif commence par la préparation militaire et la mobilisation de toutes les forces disponibles. L’ayatollah a cité le verset «Et préparez contre eux toute force que vous pouvez» comme appel à un renforcement illimité des capacités de défense. Selon lui, les forces armées, les universités et les industries doivent concentrer leurs efforts sur l’amélioration technologique. Aucun autre élément ne peut remplacer cette préparation.

2. Préparation spirituelle et culturelle

Il a déclaré que la défense exige endurance morale, patience, foi, espoir, résilience et confiance dans les forces armées. Il a cité le verset «Ils ne faiblirent pas…» comme fondement du «culture de la résistance». Il a affirmé que traits négatifs tels que la peur, le désespoir, la lassitude, la propagation de rumeurs ou la négligence doivent être écartés.

3. Espoir dans les aides invisibles divines

Ayatollah Arafi a présenté la supplication, la spiritualité et la confiance en l’aide divine comme le troisième pilier de la résistance. Selon lui, les anges se tiennent aux côtés des forces armées et du peuple, même si cette dimension ne peut se substituer aux deux autres. La Révolution islamique aurait, selon lui, uni préparation scientifique et militaire, éthique du jihad et reliance spirituelle.

Tags

Votre commentaire

You are replying to: .
captcha